Le pôle scientifique
LE POLE SCIENTIFIQUE OU LA FACE CACHEE DU GRAND FILON
Le Grand Filon ne se contente pas de séduire les différents types de visiteurs : il s’implique entièrement dans une démarche locale de préservation, pour que ce patrimoine si particulier reste vivant et bénéficie aux générations futures.
Démarche qui, après 10 ans de fonctionnement, non seulement porte ses fruits, mais est aussi prise en exemple.
MISE EN PATRIMOINE DU SITE MINIER
La concession de la mine, orpheline au décès de Monsieur Lemoine et sans repreneur, retombe dans le domaine public en 1982[1]. Les premières idées de conservation sont lancées dès 1985.
En 1992, l’Association culturelle de l’Éco-Musée du Pays des Hurtières est créée. Elle compte environ 80 bénévoles, issus du village et des environs. C’est le début des premières recherches d’archives. En 1994, paraît le fascicule « Mines de Saint-Georges-d’Hurtières », épuisé aujourd’hui.
En 1996 l’Éco-Musée se dote d’un Conseil scientifique qui encadre les activités des bénévoles et des élus : mise en place du contenu scientifique des visites guidées, formation des bénévoles, encadrement de la recherche d’archives, et participation active au montage de projet de mise en valeur du site. (cf. infra).
En 1998, conformément au projet scientifique du programme de coopération transfrontalier « Interreg II », un parc métallurgique est créé dans le hameau de La Minière. La première reconstitution métallurgique a lieu lors du colloque international « Le fer dans les Alpes du Moyen-âge au XIXe s. »[2].
En novembre 2000, le bâtiment d’accueil du public ouvre ses portes ; il est inauguré le 10 décembre 2000, 70 ans après l’arrêt définitif de l’exploitation minière dans les Hurtières.
En 2010, le site fonctionne 7 mois par an, avec 3 salariés. Et l’implication des bénévoles est toujours aussi essentielle pour le fonctionnement, tant pour les animations que pour la mise en place d’expositions ou les recherches d’archives.
LA FETE DE LA SCIENCE
Chaque année à l’automne, Le Grand Filon se positionne sur les thématiques nationales de la manifestation, comme par exemple l’évolution parallèle de la science et des techniques, la « géo-diversité », le rôle des métaux dans la société… qui seront autant de sujet réinvestis dans les discours des visites et animations des années suivantes.
En partenariat avec Maurienne Expansion, La Galerie Euréka (CCSTI[1] de la Savoie), les bénévoles du site et des professionnels de la science, il s’agit chaque fois :
- De tester des nouveautés, de créer des événements, d’acquérir ou fabriquer des matériels et maquettes de médiatisation de la science…
- De sensibiliser tout public : ateliers pédagogiques, présentation sous forme de stand au village des sciences de Chambéry, conférences…
UN SAVOIR-FAIRE RECONNU
Les salariés et le Conseil Scientifique sont de plus en plus régulièrement sollicités pour des interventions « hors-murs » :
- Prestations pour l’explication de fours à griller en Val Gelon
- Stand d’information pour le Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP)
- Coordination de l’exposition sur la pluriactivité (dans le cadre du Réseau des musées de Maurienne)
- Conseils : mise en place et suivi de procédure archéologique (projet Concordia), ou de procédure de mise en valeur du patrimoine (pour la commune de Presle), …
- Formation sur les questions pédagogiques au sein de l’Association des Guides du Patrimoine des Pays de Savoie (GPPS)
- Brochure de communication pour l’Office de Tourisme cantonal
- Participation à Expo-Sciences Chambéry
Le Grand Filon se positionne en centre de savoir-faire reconnu et de plus en plus consulté. En 2010, 6 demandes ont été traitées pour du conseil aux particuliers, aux associations et aux collectivités locales.
[1] Centre de Culture Scientifique, Technique et Industriel
[2] Actes disponibles aux Éditions Monique Mergoil.
